Plutôt qu’un iPad, achetez des iActions !
Posté par Pierre-Julien Grizel dans Sujets divers le 28 mai 2010
L’iPad sort en France aujourd’hui et c’est une excellente nouvelle. Mais plutôt que d’investir dans l’ardoise magique d’Apple, pourquoi ne pas acheter directement des actions de la firme Apple, qui se porte très bien (puisqu’il double Microsoft dans sa capitalisation boursière) ?
Kyle Conroy s’est chargé pour vous de déterminer quelle serait aujourd’hui la valeur de vos actions si au lieu d’acheter un produit Apple vous aviez acheté à la même date et pour le même montant des actions. Dur dur de frimer avec un ordre de bourse, mais ça fait tout de même réfléchir !
Choisissez votre voisin !
Posté par Pierre-Julien Grizel dans Réseaux sociaux le 10 mai 2010
Dans notre série de site hyperlocaux, il en est un qui me fait particulièrement sourire : JeChoisisMonVoisin.com. Baseline : « On ne choisit pas sa famille, mais ses voisins, c’est possible ! ».
Derrière la page d’accueil, on choisit si l’on veut côtoyer un voisin ou une voisine, puis on indique les caractéristiques dont on souhaite le/la voir affublé(e). Inutile de dire que le propos est un tantinet sexué (mais jamais sexiste, et là bravo aux concepteurs !), puisque le site promet en filigrane de pouvoir fantasmer sur son voisin ou sa voisine de rêve.
Le site promet alors d’appliquer un algorithme particulièrement poussé et de donner la réponse le 24 mai prochain.
C’est drôle, bien fait, pas sexiste (bon, ok, on aurait aimé des choix plus étoffés dans la zone « plutôt du genre » : impossible de signaler que je suis plutôt du genre Christophe Willem ; zut alors !), et homophile — ce qui est suffisamment rare pour être signalé sur des sites de ce genre.
Réponse, donc, le 24 mai prochain. Allez, un petit coup de whois permet d’avoir une vague idée de qui se cache derrière… Mais le teasing est plutôt amusant et réussi !
Quand Chatroulette devient un support de publicité
Posté par Pierre-Julien Grizel dans Réseaux sociaux le 22 avril 2010
À noter, une initiative d’Harley Davidson pour faire de la publicité sur Chatroulette, à voir ici sur le blog d’Emilie Ogez.
La vidéo a manifestement été tournée par une agence de com’ qui a d’ailleurs eu l’absence d’esprit de ne pas s’y citer. L’exemple parfait d’une campagne sans réflexion, sans étude d’impact et sans mesure possible de retour sur investissement (compter quand même un (vieil) ordinateur, du courant, un peu de place et une lampe de poche pour éclairer ce dispositif la nuit !).
Il y a de quoi être dubitatif sur l’impact réel que peut avoir un tel projet ! Je suis d’ailleurs surpris que l’agence ait décidé de couper les 10 à 20% de séances masturbatoires qui ont dû se produire devant un carton noir.
En revanche, je suis certain que la vidéo du making-of a bien plus d’impact que la campagne de pub en tant que tel — c’est là la beauté de la viralité. Dommage encore une fois que l’agence n’y soit pas mentionnée !
Parfois, j’ai un peu de mal à comprendre Google
Posté par Pierre-Julien Grizel dans Réseaux sociaux le 20 avril 2010
Je tape « un joueur » dans Google, et là, surprise. Soit ce sont vraiment des gens qui recherchent ça et on peut se demander où va le monde ma bonne dame. Soit il faut d’urgence mettre une camisole à celui qui a implémenté les suggestions de recherche de Google. Soit, pire, un peu des deux…
Explication : je commence à taper « Un joueur » (j’avoue : je cherchais « un joueur se trompe de tribune » — et j’ai d’ailleurs trouvé du premier coup). Je tombe notamment sur les propositions suivantes :
- Un joueur de call of duty jouer au monopoly (???)
- Un joueur débute un jeu au cours duquel il est amené à faire successivement plusieurs parties (incroyable que cette phrase ressorte ! mais bon, c’était un sujet de Bac, ceci explique cela)
- Un joueur dispose d’un dé cubique bien équilibré
- Un joueur à la hauteur streaming (??)
- Un joueur allemand fou (re-???)
En cliquant sur les liens proposés, on comprend la raison, mais ce hit-parade des choix a de quoi surprendre !
Twitter annonce l’introduction des Annotations : et le tweet devient riche.
Posté par Pierre-Julien Grizel dans Actualités, Post, Réseaux sociaux le 19 avril 2010
Lors de la conférence Chirp (conférence des développeurs Twitter), l’une des annonces importantes concerne les annotations. Il sera en effet bientôt possible d’associer des méta-données aux tweets. Sitepoint [EN] donne quelques exemples concrets d’utilisation de ce système :
- Pouvoir joindre des URL (et pas forcément raccourcies !) aux tweets ;
- Remplacer les hashtags par des annotations ;
- Joindre les références d’un livre (ISBN, lien Amazon, …) ;
- Poursuivre un tweet au delà des fameux 140 caractères ;
- Pourquoi pas écrire des tweets en plusieurs langues ;
Les deux objectifs de cette nouvelle fonctionnalité (pas encore disponible) sont :
- Économiser des caractères pour faire rentrer ses tweets dans la barrière des 140 signes ;
- Catégoriser les tweets pour faciliter leur recherche ultérieure sur des critères donnés (ex : par ISBN, justement) ;
Les problèmes à mes yeux sont que d’une part, la fonctionnalité est présentée comme Twitter comme largement libre, et nécessitera sans doute moult accords entre twitteurs pour savoir quelle annotation utiliser, comment l’orthographier, etc. On voir parfois qu’avec les hashtags, il peut être difficile de s’accorder sur un seul terme (exemple parlant : #FollowFriday contre #FF — les deux coexistent encore à ce jour).
Deuxième problème, et pas des moindres : l’implémentation de ce système dans les clients twitter. On risque rapidement de voir apparaître des usines à gaz permettant de choisir d’abord le « namespace » puis la paire clé/valeur associée à l’annotation en question… Bien malin celui qui produira une interface standardisée (ce n’est pas impossible cela dit — mais cela nécessite un minimum de cohésion entre les différents clients pour que cela reste utilisable).
Mais ce système d’annotation semble plus qu’intéressant. Et serait même une belle opportunité dans le cadre des tweets en entreprise. Enfin, le tweet devient riche et s’adjoint des méta-données potentiellement qualifiantes : le rêve pour la structuration de l’information nécessaire dans les entreprises.
À suivre, donc.
Les bouleversements en cours dans les réseaux sociaux
Posté par Pierre-Julien Grizel dans Actualités, Réseaux sociaux le 19 avril 2010
Le monde des réseaux sociaux est en perpétuelle (r)évolution. Dernière tendance forte en date, l’hyperlocalité (avec notamment des services comme foursquare).
Dans son billet intitulé « Consolidation dans le monde des médias sociaux« , Martin Lessard nous rappelle les principaux mouvements de consolidation en cours et pointe quelques faits intéressants :
- L’échec (relatif) de Google dans la guerre des réseaux sociaux : Google Buzz et Google Wave n’ont pas, pour l’heure, su réellement prendre le pas sur Twitter ou Facebook (ce qui ne m’étonne pas plus que ça) ;
- La fragilité du modèle économique de Facebook. Ce point serait à étudier plus en détail, je suis pas si certain que cela que Facebook soit économiquement en danger à l’heure actuelle ;
- Le positionnement renforcé de Twitter, qui devient un modèle à part entière, que Facebook essaye de copier.
- Le positionnement des spécialistes d’un media : vidéos pour YouTube, powerpoint pour SlideShare, Word pour Scribd, qui pousse Google à rester « search tone » (c’est à dire moteur de recherche généraliste et pas spécialisé). Cette position est à nuancer compte-tenu des prouesses réalisées par Google Maps ou Google Images. À surveiller aussi, Google Docs, qui pourrait un jour faire beaucoup de mal à des services comme SlideShare ou Scribd.
- Enfin, la montée en puissance des services hyperlocaux type FourSquare, qui représentent sans doute une partie de l’avenir proche du net.
Une synthèse intéressante de l’état des réseaux sociaux grand-public à ce jour.
105 millions de twitters, et moi et moi et moi…
Posté par Pierre-Julien Grizel dans Réseaux sociaux le 16 avril 2010
C’est officiel (et annoncé par Twitter !), le site de micro-blogging a dépassé la barre des 100 millions d’utilisateurs inscrits.
Certes, 105 millions de twitters, cela ne veut pas dire 105 millions de twitters actifs : comme le rappelait cette étude de RJMetrics, une majorité d’utilisateurs n’a pas de followers ou ne twitte pas.
Mais ce seuil des 100 millions dépassés reste tout de même plus qu’impressionnant. Et le timing pour l’annonce des tweets promotionnels semble cohérent avec cette barre.
Question, donc : combien d’utilisateurs de Twitter dans un an ?
Twitter lance les tweets promotionnels (pour devenir rentable)
Posté par Pierre-Julien Grizel dans Actualités, Réseaux sociaux le 13 avril 2010
Twitter a annoncé aujourd’hui un service de tweets promotionnels à destination des entreprises. Concrètement, cela signifie qu’une entreprise pourra acheter des mots-clés. En contrepartie, ses tweets apparaitront sur les pages des utilisateurs qui saisissent ces mots-clés — sur le même modèle que les annonces de Google. Est-ce une révolution ?
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Google Apps menace-t-il Microsoft Office ?
Posté par Pierre-Julien Grizel dans Réseaux sociaux le 12 avril 2010
Ce matin, sur le blog de Didier Durand sur ZDNet, je lis « En s’attaquant frontalement à Office, Google « coupe les ailes » de Microsoft« .
On y lit que Google, avec sa « suite bureautique » sur Google Apps, représente une concurrence frontale à Microsoft qui risque de lui assécher sa « pompe à profits » qu’est Office. Et Google s’attaque ainsi directement à la rentabilité de Microsoft.
Cette analyse me laisse très dubitatif.
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Sur internet, on ne travaille pas
Posté par Pierre-Julien Grizel dans Actualités le 7 avril 2010
Remarqué sur le blog d’Emilie Ogez : « Sur Internet, on ne travaille pas » : une déclaration signée Christophe Barbier, commentateur politique sur LCI (attention, insupportable publicité avant le clip).
Dans son commentaire politique du 6 avril, Christophe Barbier revient sur la polémique au sujet des rumeurs concernant le couple présidentiel. Et, dans une justification des erreurs de Pierre Charon, le conseiller en communication de l’Élysée, il indique qu’en substance Internet est un vaste fourre-tout sans vérification possible des sources, ni réel et sérieux travail éditorial.
Transcription du passage intéressant de sa chronique :
Les virus de rumeur peuvent passer du net au grand média.[...]
L’internet c’est un média au sens technologique, au sens outil du terme, c’est pas un organe de presse. Accuser les médias à cause du buzz, c’est commettre une erreur. Mais c’est vrai que les médias ont souvent le tort de reprendre internet sans faire leur travail journalistique, c’est à dire vérifier, recouper, demander des compléments d’information, demander des réactions.
Il y a une vraie différence entre internet et le média, ça s’appelle le travail, tout simplement. Sur internet, on ne travaille pas, quand on est sur un vrai média, on travaille.
Je voudrais juste signaler quelques points importants.
D’une part, internet n’est pas un média mais plutôt des médias. La pluralité des sources, des opinions, des commentaires, des sites, des personnalités, des pays, des cultures est telle qu’il est difficile et assez honteux de voir internet comme un grand sac fourre-tout. Internet, ce n’est pas que les rumeurs dégradantes, la pédophilie en ligne, les jeux d’argent sans surveillance et le tout-à-l’égoût de la démocratie. C’est aussi ça, ça, ça et même ça !! Peut-on décemment faire un amalgame entre tout cela ? Pas sûr. La presse papier, ce n’est pas que Minute et Public.
Ensuite, c’est un fait, la presse se fait écho de la presse, qu’elle soit écrite, télévisuelle ou, maintenant, numérique. Ce matin, France Inter se faisait l’écho de plusieurs articles de Rue89, un « pure player », pour lequel je pense que ses journalistes produisent un réel travail.
Enfin, ce n’est pas Internet qui a été à l’origine de la rumeur, c’est un site Internet particulier (hébergé sous la bannière du Nouvel Obs), alimenté par un individu, qui a été tracé et démissionné. Où est donc, au passage, l’anonymat que l’on brocarde tant sur Internet, où il est si facile de se faire passer pour Zorro ?
Allons, pas de mauvaise foi, Christophe Barbier ne faisait pas allusion à tout internet mais à une partie seulement de la production d’information, à cette partie qui le dérange. Qui, il est vrai, se devrait d’être recoupée, vérifiée, complétée par des journalistes. C’est d’ailleurs exactement ce que je me dis en me plongeant la tête dans les mains lorsque je vois un micro-trottoir dans un journal télévisé sur un sujet quelconque : une opinion, prise au hasard, sans cohérence, sans fond, sans intérêt. Et pourtant, les journaux télévisés en sont plein.
Mais ne faites-vous pas là, Monsieur Barbier, preuve d’un manque de sérieux en entretenant l’amalgame Internet = mauvais média, alors même que d’excellents journalistes, blogueurs, commentateurs, anonymes et pure-players y font un excellent travail ?


