octobre 20th, 2009
[UPDATED][FR] Ma-Residence.fr : La moitié du chemin vers l’hyperproximité
Depuis quelques mois, un nouveau venu dans le paysage des réseaux sociaux a fait son apparition en France, il s’agit du site ma-residence.fr. D’initiative privée, le service est reconnu Service Numérique & Citoyen par les pouvoirs publics. La nouvelle version a été lancée en septembre 2009.
Basé sur une idée ambitieuse (réunir les habitants d’une ville, d’un quartier ou d’un immeuble au sein d’une communauté virtuelle), le site peine à convaincre pour trois raisons : les possibilités qu’il offre ne sont pas très claires pour les utilisateurs ; il manque quelques fonctions essentielles pour bien tirer parti du concept ; et surtout la difficulté pour un tel service de démarrer avec « peu » d’inscrits — ce qui rend son utilité même discutable.
Mais il s’agit tout de même d’une initiative bien pensée, bien préparée, et qui ne demande sans doute qu’à essaimer.
[UPDATE] : J’ai mis à jour cet article suite au commentaire de Quentin. J’ai eu l’occasion d’être invité par l’équipe de Ma-Residence à visiter leurs locaux… j’aurai donc très certainement l’occasion de reparler de ce site. À suivre de près !
Un concept hyperlocal, hypersimple mais aussi hypervague…
J’ai appris l’existence de ce site par des publicités dans mes bars favoris, à Levallois-Perret, en septembre 2009. Baseline : « Et si on imaginait la vie ensemble ?« . Ah ! Un réseau social de proximité, donc ! Visiblement, la chose est très orientée sur Levallois-Perret (après une petite vérification : en effet, les locaux sont basés à Levallois… Le monde est bien fait…), et moi aussi, ça tombe bien. J’ai donc été y faire un tour.
Premier bon point : la société base sa communication sur des médias traditionnels plutôt que sur de l’internet. Logique : un site qui se veut hyperlocal doit cibler sa communication de façon… hyperlocale. D’où l’idée d’organiser un « pot de lancement » au troquet du coin :
L’invitation à un pot Levalloisien[UPDATE : Après discussion avec Stéphane, le patron dudit bar, le succès de l'opération a dépassé les espérances. Beaucoup de monde, donc, pour ce lancement.]
Cible évidente du site, donc : surtout pas les accrocs à Internet mais plutôt les utilisateurs occasionnels. D’ailleurs, je n’ai pas vu beaucoup de publicité sur Internet, alors que j’ai vu beaucoup plus de promotion « hors web » (Dans « Elle », affichettes dans les bars, mention dans une association, etc). Le « haut patronage » mentionné par le site est d’ailleurs à ce sujet très intéressant : il est porté par le Ministère de Logement et de la Ville et pas par le Secrétariat à l’Économie Numérique. De mon point de vue, c’est un sans-faute pour le positionnement.
Dès le départ, le concept est facilement identifiable : mettre en relation des gens géographiquement proche sur un réseau social. Mais la finalité de cette mise en relation est difficile à comprendre. Quel intérêt pour moi de me « relier » avec mes voisins ? Bizarrement, bien que baigné dans les réseaux sociaux depuis plusieurs années, j’avoue avoir du mal à comprendre l’intérêt de cette relation à mi-chemin entre la communication électronique et la communication physique au seul vu de la publicité « off-web ».
Mais creusons. Voici la page d’accueil telle que l’on peut la voir à la première connexion sur le site :
Trois messages pour enfoncer le clou de l’hyperlocalité du site, avec entre parenthèses les remarques volontairement sarcastiques que j’ai pu me faire en lisant de tels intitulés :
- Suivez la vie de votre immeuble (si c’est pour m’annoncer que le voisin du 4ème fait des travaux, merci, j’avais remarqué) ;
- Échangez avec vos voisins (échanger quoi ? si c’est pour leur demander de me prêter une perceuse, je suis assez grand pour aller sonner à leur porte, il me semble) ;
- Profitez de votre quartier (je n’ai pas l’impression de ne pas en profiter !) ;
Bref, impression générale : malgré mes remarques de totale mauvaise foi, je sens bien que c’est une envie latente chez beaucoup d’entre nous, occupants d’immeubles, de cultiver plus de lien social. D’ailleurs, cela explique sans doute le succès de la fête des voisins. Mais en quoi ce site va-t-il m’aider ? Heureusement, la bannière du haut m’aide à en savoir plus. Détail idiot, mais les liens « en savoir plus » ne sont pas cliquables, il faut cliquer sur l’intitulé de l’accroche. Bon, ce n’est pas dramatique.
Le premier lien nous apprend que le site est très orienté « Conseil Syndical ». Le genre d’activité qui ne me passionne absolument pas, mais qui donne une première idée de la cible (économique) du site : donc, pour la vie de l’immeuble, ce ne sont pas les habitants des immeubles qui sont visés, mais les conseils syndicaux. Et le modèle économique de la société renforce cette idée (pas de publicité « évidente » sur le site — c’est d’ailleurs très appréciable). Je n’ai rien contre, mais je n’aime pas découvrir cela au détour d’un lien. Mais nous reviendrons plus loin sur ce modèle économique.
Passons rapidement sur la faute de syntaxe (« ma-residence.fr vous permet de suivre au quotidien ce qu’il se passe dans votre immeuble » => « ce qui se passe »), mais ce sont ces détails qui m’alertent. Suis-je le premier à remarquer cette faute ? Si oui, c’est inquiétant pour la fréquentation du site. Si non, c’est inquiétant pour l’équipe de maintenance.
Le deuxième lien, « Échangez avec vos voisins », insiste sur la notion de service de proximité. Je peux proposer mes services à mes voisins ou à mon quartier et espérer des évaluations positives en retour. Système à double-tranchant évidemment, la réputation « on-line » étant un capitale fragile. Donc, deuxième objectif du site : la mise en relation entre particuliers.
Le troisième lien explique que le site a pour vocation de servir de support pour les commerces, associations et écoles. Ce dernier point ayant fait l’objet d’une communication virale plus appuyée, il s’agit d’un thème à la mode en cette rentrée 2009. Enfin, à la mode chez les éditeurs, pas nécessairement chez les parents d’élèves — mais nous verrons cela plus loin.
Une fois inscrit : où est la lumière ?
Je m’inscris. Et là, ô surprise, autant ma première connexion à Facebook m’a coûté plusieurs heures de clics frénétiques, sur ma-residence.fr je me sens plutôt inhibé.
La première inscription sur le site devrait être un moment de grande frénésie, mais non : on tombe sur une page presque aussi frustrante que si l’on avait fait « Fichier / Nouveau document » dans Word. La page vierge dont on ne sait pas trop quoi faire. Et c’est fort dommage car la charte graphique est très agréable, fluide et d’un look plutôt moderne, et en plus cohérente avec les publicités que j’avais vues. Certes, il faut aimer le vert, mais justement le parti pris « verdure » est courageux et change peu des chartes qui sentent trop le « consensus mou ».
Le zoning de la charte est bien fait, les zones sont bien délimitées, et la colonne de droite (à vocation « commerciale ») a été conçue, volontairement ou pas, de sorte qu’elle n’agresse pas l’internaute. Mais c’est le contenu même de cette page d’accueil qui pêche.
Mes yeux tombent sur « Activité dans mon immeuble », et, première frustration, je suis le seul de mon immeuble à être inscrit (allez, je m’en doutais un peu). J’ai l’impression de « patauger » un peu dans cette interface qui me propose finalement plein de liens qui ne servent à rien : tous les liens de la boîte « Suivi de mon immeuble » me renvoient vers une même page qui me demande d’inviter un membre du conseil syndical. Problème : je connais son nom mais pas son email, et quand bien même je ne me permettrais pas de lui proposer de rejoindre un site pour ma convenance personnelle (je suis un grand timide).
Franchement, là, je suis déçu. J’aurais largement préféré une page :
- Qui me propose de rechercher mes amis ou les gens que je connais ; c’est l’outil le plus important d’un réseau social, non ?
- Qui fasse réellement de l’incitation à rechercher un membre de mon conseil syndical (genre un gros bouton « Inscrire un membre du conseil syndical » en lieu et place de la boîte de gauche parsemée de liens inutiles — pire, de liens inutiles que je vais me coltiner tout le temps de mon parcours du site !) ;
- Qui me permette de m’inscrire immédiatement aux associations dont je suis membre ; coup de chance, je suis membre d’une asso inscrite sur le site (on verra plus loin que cela relève du miracle), mais j’ai dû la rechercher patiemment ; j’aurais préféré plus d’incitation ;
- Qui me dise, d’un seul coup d’oeil, ce que m’apporte réellement le site ; quitte à me demander en premier lieu quels sont les services que je propose / recherche (là, il me faudra les renseigner dans « préférences » un jour, quand j’y penserai) ;
- Dernier point, qui m’a vraiment surpris : je tombe sur une page envahie de texte ; mais c’est un site qui se veut être « de quarter ». Mais pourquoi donc ne pas afficher, dès la page d’accueil, un plan de mon quartier (Google Maps mashup rules !) pour que je puisse visualiser les services proposés par le site, localiser les commerçants, les locaux des associations, etc ?
Je serais très curieux de connaître les statistiques de fréquentation et surtout la typologie des visites sur le site. Et je ne serais pas surpris que beaucoup de visiteurs se sentent mal à l’aise dans cette page « d’accueil » qui ressemble plus à un rapport d’activité du site qu’à une véritable zone de bienvenue.
À titre de comparaison, voici la « page d’accueil » de Facebook sitôt mon inscription saisie : je suis déjà invité à « socialiser » sur le site, je sais où je suis, où je vais, et ce que l’on me demande à chaque étape. Et c’est vraiment ce qui manque ici :
Retour aux petits détails : je n’ai même pas un petit mail de bienvenue dans ma boîte à lettres sur le site. Et je comprends d’autant moins que j’ai reçu des mails sur ma boîte mail perso, sans pour autant les retrouver sur la boîte du site. Ce serait pourtant logique, non ?
La barre de navigation est finalement à l’image du site : relativement vague, elle ne tient pas vraiment ses promesses. Voyons pourquoi.
Bon, social is social, je décide d’aller rechercher des contacts qui seraient déjà inscrits sur le site. Lien « Contacts », et là un formulaire qui me rappelle durement ma condition d’associable primaire (grrr). L’interface est bien conçue, bien organisée, mais bon sang, messieurs les concepteurs de sites, arrêtez de nous présenter des tableaux vides si vous n’avez rien à y mettre ! Deux boutons « Rechercher mes contacts » et « Inviter mes contacts » auraient été parfaits. Là, un tableau vide et un bouton caché affublé d’une couleur peu engageante (rouge = danger, pas toucher — bizarre, car par ailleurs les autres boutons du site sont verts et plutôt bien dessinés).
Manque de chance : le site me propose d’inviter mes amis, pas de les rechercher ! Mais je n’ai pas envie d’être intrusif (rhââ, toujours cette aversion à l’engagement de l’internaute moyen), je veux juste savoir si des gens que je connais sont déjà inscrits sur le site. Impossible autrement qu’en testant « à la main » chaque nom qui me vient en tête. L’absence de carte m’empêche également de faire une recherche géographique. [UPDATE : Quentin me précise que le site offre bien les deux modes, invitation et recherche (cf. commentaire ci-dessous)]
Pour regarder un peu ma vie de quartier, je clique sur « Bonnes adresses ». Là, j’obtiens une page triée sur un critère que je ne maîtrise pas, assez illisible à cause des descriptions en gras, et encore une fois, pas de carte géographique :
Je cherche un restaurant pour faire la bringue avec mes copains ? Franchement, qu’il soit situé à 861 mètres ou 559 mètres, cela m’importe peu. Je veux visualiser où il se trouve ! Je cherche « mon » restaurant favori (ne le répétez pas mais il s’appelle le « Gauvain »), pas de bol, je ne le trouve pas non-plus. Un petit mash-up (ou un partenariat) avec un site type les Pages Jaunes aurait été un vrai plus… Rapidement, on se rend compte de la non-exhaustivité du site (et encore une fois, je suis dans la ville partenaire par excellence du site). Le lien avec un annuaire aurait permis de faire illusion et aurait rassuré.
Je m’attarde sur le moteur de recherche, et là, (presque) rien à dire, bravo. La recherche est simple, intuitive, logique, et trans-domaines (on recherche dans les gens, les commerce, les associations, etc). On note au passage quelques défauts de libellés pas bien méchants (il y en a beaucoup sur le site, en particulier lors du survol des pictos ; pas dramatique, une erreur de jeunesse).
À l’affichage, elle offre le moyen de filtrer sur la distance (jusqu’à 5km de mon lieu d’habitation) ou le code postal. On peut mettre un autre code postal que celui de sa ville (pratique si je veux m’intéresser à la vie de quartier autour de mon travail). Et on peut bien sûr enregistrer cela dans ses préférences. Quelques bémols cependant (j’aime bien me plaindre), certains étant de nature à me faire hérisser le poil ; par ordre croissant d’importance :
- La boîte de recherche peut éventuellement donner l’impression d’être restrictive (elle est dans le cadre « écoles » alors qu’elle adresse bien tous les thèmes) ; on se rend cependant vite compte qu’elle fonctionne bien. Conseil à deux Euro : le libellé de la boîte devrait être quelque chose comme « Rechercher une personne, un commerce, … » ;
- Le résultat de recherche vide est très frustrant (page vide — mais arrêtez avec les pages vides ! Il y a toujours une alternative à un résultat de recherche vide !) ;
- Le résultat ne semble pas être trié ; pas moyen, évidemment, d’agir sur le tri ;
- Pas d’affichage par carte géographique = pas d’accroche « locale » pour le site ; encore une fois, c’est dommage, le site est pourtant fait pour ça, à la base !
- Et, pire que tout, les accents ne sont pas correctement traités par la recherche ! Si je cherche « Le Trébois » (c’est le nom d’une brasserie), il faut que je tape « e accent aigu » et pas « e tout court ». Vous me direz, je n’ai qu’à faire attention. Oui, sauf que la brasserie a été enregistrée sur le site en tant que « Le trebois » (sans accent). Quel dommage que les accents ne soient pas correctement pris en charge par la recherche…
Dans les autres rubriques du site, on trouve un forum dédié aux Conseils Syndicaux (« Forum CS » — j’ai mis deux jours entiers à comprendre ce que voulait dire « CS » ; bon, ok, j’exagère un peu).
La section « entre voisins » est une bonne idée à la base, mais là encore je reste sur ma faim. L’idée est simple : mettre en relation des gens qui cherchent ou proposent des services. La liste des services est impressionnante, et c’est d’ailleurs là où le bât blesse : elle aurait dû être filtrée pour n’afficher que les services qui sont réellement proposés par mes voisins. Là, plus des trois quarts des rubriques renvoient… une page vide. Ce n’était pas beaucoup plus compliqué de mettre deux boutons « je cherche » ou « je propose » dans le résultat d’une recherche vide, pour inciter l’utilisateur à aller plus loin.
Le service proposé par le site est une simple mise en contact (par messagerie interne au site) et un système de recommandation. Difficile de faire plus simple, difficile de faire plus efficace. En somme, un service de petites annonces plutôt bien fait. Sans doute à ce jour, pour moi, le seul (hélas) gros intérêt du site.
Enfin, associations et écoles sont deux espaces assez explicites. Il s’agit juste de réunir une communauté d’intérêt et de partager des messages, des liens, des événements. Nous allons en parler dans la section suivante.
En allant plus loin : la solitude, ça (n’)existe (pas)
Sur le papier, le concept du site est donc séduisant. Sauf que dans les faits, il n’a d’intérêt que si :
- l’enrôlement marche à plein (incitation à l’inscription de ses voisins) ;
- une majorité des contacts avec qui je pourrais interagir est inscrite (conséquence du point 1) ;
- le site apporte une vraie valeur ajoutée par rapport à ce que je connais de la « vraie vie » ;
Je n’ai pas l’impression que ces trois objectifs soient vraiment atteints, d’où la déception dans l’utilisation du site : on a vraiment l’impression d’un outil balbutiant sur lequel il manque beaucoup, beaucoup de membres pour être vraiment utile. Le problème n’est pas dans la conception ni le marketing du site (je trouve les deux très bien faits malgré mes remarques sur l’ergonomie) mais est plutôt dans le concept du site. Ma-residence.fr se veut un point d’accès obligé, mais il ne peut l’être que s’il a une audience suffisante.
Autrement dit, pour être vraiment utile, il faut qu’il y ait beaucoup de monde sur le site. Et pour qu’il y ait du monde, il faut que le site soit utile. Soit la mayonnaise prend et c’est le succès, soit elle ne prend pas et c’est l’échec, mais un tel site peut difficilement se permettre d’avoir un « demi-succès ». Or, là, mon oeil d’utilisateur « labmda » est assez déçu par le manque d’exhaustivité du site (même si je suis vraiment admiratif de la capacité qu’a eu le site à capter autant d’utilisateurs pour l’instant). Ça saute aux yeux sur les pages de services : on a l’impression de toujours voir « les mêmes têtes » dans les listings.
Ceci est valable avant tout pour les utilisateurs. Quel intérêt pour un conseil syndical de disposer d’une plate-forme d’échange si c’est pour que seulement 10%, 20%, 30% des habitants d’un immeuble s’y retrouvent ? Cela oblige à utiliser un autre canal pour communiquer avec les occupants. Donc deux canaux. Alors qu’un seul suffirait (affichettes + courriers dans les boîtes à lettres — il n’y a rien de tel).
Idem avec l’association ou l’école : quel intérêt de maintenir deux canaux de communication dont un qui ne cible pas tout le monde ? Le site parie sur l’incitation à l’inscription… mais pas sûr qu’une école ou une fédération de parents d’élèves ait l’envie de forcer la main à ses parents d’élèves pour communiquer avec eux.
En revanche, c’est peut-être moins vrai pour les commerçants, qui pourraient voir dans ce site un outil supplémentaire à leur communication. Pas besoin d’avoir tous les commerçant, autant avoir ceux qui jouent le jeu et proposent des promotions, c’est du gagnant-gagnant… à condition qu’il y ait suffisamment d’inscrits sur le site. Voici un exemple de page commerçant (j’aime bien, mis à part ma sempiternelle remarque sur l’absence de carte) :
D’ailleurs, quelle est la couverture réelle en terme d’inscriptions ? Nous pouvons en avoir une petite idée.
Par exemple, les concepteurs du site ont eu la mauvaise idée d’enregistrer les associations par un numéro de séquence. Du coup, on peut remplacer dans l’URL « http://www.ma-residence.fr/association/70″ le nombre de la fin par n’importe quel nombre pour évaluer le nombre d’association inscrites sur le site. Verdict : au 20 octobre 2009, seules 74 associations semblent être inscrites au total sur le site. Ouch, c’est très, très, très peu. Et moins de 200 classes inscrites, sur les 55000 écoles de France… avec, pour la plupart des classes, seulement quelques parents d’élèves inscrits, la plupart du temps moins de 3. [UPDATE : À ce titre, le partenariat avec la PEEP est évidemment une très bonne chose].
Idem en terme d’utilisateurs. Au 20 octobre, environ 30 000 utilisateurs sont inscrits sur le site. C’est très peu compte-tenu des ambitions du site (ça représente à peu près 0,05% de la population, alors qu’un tel service devrait plutôt viser dix fois plus a minima). Nous sommes en phase de rôdage, certes, mais ce décompte grossier ne prend pas non-plus en compte les utilisateurs inactifs… L’idée de « câbler » des immeubles par blocs (en passant par les bailleurs ou les conseils syndicaux) semble sans doute plus prudente, comme ce fut le cas pour l’expérience de l’ascenseur numérique (a-t-il fait des émules, au fait ?).
D’ailleurs, pour s’en rendre compte, si l’on regarde les statistiques d’inscription, sur mon association qui comporte 120 membres et pour laquelle il y a eu plusieurs campagnes de promotion de ma-residence.fr (plusieurs rappels oraux lors des réunions + affichettes dans le local), on se retrouve avec… 4 inscrits. Pire, le Président, lassé par l’expérience, laisse traîner les quelques demandes d’adhésion (parce qu’il faut s’inscrire depuis le site et se faire approuver même si l’on fait déjà partie de l’association — long et fastidieux).
Enfin, je me suis inscrit en tant qu’occupant d’un immeuble que je sais être géré par un des partenaires les plus actifs de Ma-Residence (Atrium Gestion, pour ne pas les citer). Manque de chance, le syndic n’était pas inscrit (un comble !) et la seule possibilité que j’ai eue en plus par rapport à une adresse « classique » a été de choisir le numéro de mon bâtiment. Je suis vraiment resté sur ma faim, là.
Le problème principal avec ce site est l’enrôlement de nouveaux utilisateurs.
- Sur Facebook, je peux vérifier la présence de mes amis sur le site en téléchargeant mon carnet d’adresse ; ici, le téléchargement permet d’inviter mes contacts, c’est donc beaucoup plus engageant ;
- Sur Facebook, j’invite mes « amis » (ou mes connaissances). Là, je dois inviter des voisins. Et là, problème : ce site sert à me rapprocher de mes voisins mais pour ce faire il faut que je leur envoie une invitation (et donc que je connaisse déjà leur email) ; paradoxal, non ?
- Enfin, l’envoi d’une invitation « à brûle pourpoint » est un acte très engageant, surtout vis-à-vis de personnes que je connais à peine. Il ne me viendrait pas à l’idée d’envoyer une invitation à quelqu’un dont je connais seulement le nom sur la boîte à lettres. L’enrôlement est donc freiné par le fait que l’on ne connaît pas suffisamment les personnes que l’on pourrait enrôler ;
D’où, encore une fois, le positionnement marketing sur les syndics ou les bailleurs, qui sont finalement les seuls à pouvoir faire une vraie incitation pour leurs locataires. À conditions qu’il le fassent vraiment (c’est pas gagné) et que l’incitation soit convertie en actes par les occupants.
Comment pallier à ce défaut majeur, à savoir le risque d’inutilité totale du site ? Pas simple. Créer de toutes pièces un réseau social en imaginant qu’il va marcher tout seul (ou même avec l’appui d’une campagne com/marketing bien orchestrée) n’est pas un exercice facile et bien malin qui s’aventurerait à pronostiquer la réussite d’une telle entreprise. Maintenant, mon avis est que plutôt que de jouer « dans son coin », le site aurait beaucoup à gagner à organiser des partenariats avec les réseaux sociaux qui marchent fort ; dans ce cas, Facebook. Et c’est plus simple qu’il n’y paraît.
Pourquoi, par exemple, ne pas créer une application Facebook « ma-residence.fr » qui serait une passerelle entre les deux réseaux ? Cela permettrait d’éviter aux utilisateurs de se ré-inscrire sur ma-residence (toutes les infos nécessaires sont déjà saisies sur FB !) et de profiter immédiatement de l’outil au sein même de Facebook ou au sein du site. Cela permettrait aussi à l’application de se propager plus rapidement que ne se propagent les invitations à ma-residence, dans la mesure où l’ajout d’une appli FB est un acte moins engageant que l’inscription à un site.
En résumé, augmenter l’audience du site pourrait se faire de deux façons (complémentaires) :
- Un démarchage « vertical », en essayant de fédérer tout un immeuble, toute une école, toute une association ; cela nécessiterait de mettre plus de volonté qu’actuellement dans l’incitation ; faire en sorte que le site devienne LE référent pour l’entité visée, et pas un simple complément. Je serais très curieux de savoir combien de parents d’élèves des classes des concepteurs du site sont inscrits (allez, un indice ! je vous aide, c’est proche de zéro. Pourquoi ?) ! C’est du démarchage de proximité, coûteux et fastidieux, mais indispensable pour promouvoir le site et permettre au bouche à oreille de fonctionner à plein ;
- Un démarchage « horizontal », en ratissant large pour capter de nouveaux utilisateurs partout, partout, partout. Pour ce dessein, l’appariement à Facebook est sans doute un vecteur plus efficace que les publicités glissées sous des tables de bistro (même si ces dernières sont utiles pour souligner l’hyperproximité du site) ;
Euh, au fait, comment font-ils pour vivre ?
Tout n’est pas si limpide
Le modèle économique du site ne saute pas aux yeux. La société existe depuis 3 ans (SARL « LE RESIDENTIEL NUMERIQUE » à 20.000€ transformée en SA en mai 2008 avec augmentations successives de capital). Et, tiens, dans les administrateurs du site je retrouve une veille connaissance qui évoluait dans la sphère de l’immobilier. Pas surprenant, du coup, que la cible de la société soit plutôt immobilière (ou pas étonnant que cette connaissance s’y retrouve, au choix !). Aucun tarif en ligne, même pas d’incitation à l’inscription pour les conseils syndicaux ou bailleurs, une très surprenante opacité ! Seules, pour les associations, un numéro surtaxé est disponible pour obtenir « plus d’informations ».
J’avoue avoir du mal à comprendre une telle opacité. Pourquoi ne pas justement communiquer sur les tarifs, sur l’intérêt économique de la démarche pour les syndics ou les bailleurs et sur le gain en productivité à attendre ?
À propos d’opacité, je suis très dérangé par l’association qui est faite entre cette initiative privée et le Gouvernement. En particulier, l’usage qui est fait du logo « Marianne » sur la page d’accueil du site et sur tous les prospectus que j’ai vus. Voilà qui est de nature à créer un amalgame avec un Service Public, ce qui est loin d’être le cas de ce site. Je suis d’autant plus mal à l’aise que cette utilisation est potentiellement illégale (Art. 444-3 du Code Pénal). Le logo « Service agréé Numérique & Citoyen » n’a rien à voir avec Marianne. Entre la présence du logo Marianne, la présence d’une photo de Christine Boutin, la mention du Ministère du Logement et de la Ville et l’opération de com’ faite au sein de la ville de Levallois (là encore il y avait un peu d’ambiguité dans la façon de présenter les choses), ma-residence.fr semble souhaiter entretenir une confusion quant à son accointante avec les pouvoirs publics. C’est un procédé que je trouve très déplaisant. [UPDATE : Quentin me précise ci-dessous que le logo est bien autorisé en l'état — mea culpa, donc]
Mais revenons au site en lui-même.
Passons rapidement sur quelques « petits » défauts du site. Par exemple, impossible de se désinscrire du site sauf à envoyer un mail au support du site. C’est là encore un procédé un petit peu désagréable — même s’il est sans doute plus dû à l’absence d’implémentation de cette fonctionnalité qu’à une réelle volonté de gêner. Et, cela dit, les contacts avec les administrateurs du site sont agréables (notamment via Twitter). Ah, un service de proximité accessible, ça fait du bien ! Dans le même style, il est impossible de signaler au site son déménagement. C’est un comble.
Juste pour l’amusement : le site ma-residence.fr, dans ses « Mentions Légales » stipule qu’il est interdit de faire des liens vers ce site sans consentement de la société Le Référentiel Numérique !! (paragraphe « Utilisation » dans la première section). Étrange (et stupide) exigence légale de la part d’un site qui utilise des logos du Gouvernement sans raison apparente…
Autres petits défauts : quelques bugs de libellés (comme vu plus haut, mais il y en a beaucoup d’autres), des erreurs intermittentes dans le fonctionnement du site (plusieurs erreurs 500, impossibilité lors de mes premiers tests mi-septembre de consulter la page d’un association, …). Tout cela n’altère pas l’impression générale de qualité et de sérieux qui émane du site. Malgré ces défauts, le site semble bien construit et solide. Pour info, la techno sous-jascente est Symfony, ça c’est facile à reconnaître.
Dernier regret, pas d’application pour mobile. C’est dommage, car cela ouvrirait des perspectives incroyables pour un tel service (géolocalisation, réalité augmentée, …). Mais chaque chose en son temps, certes.
Enfin, et là c’est beaucoup plus gênant, je n’aime pas du tout l’usage qui est fait des données personnelles. Presque tout est public ! Une fois inscrit, je peux, par exemple :
- Rechercher par nom à peu près n’importe qui (quelle que soit la ville puisque l’on peut changer son rayon de recherche) ;
- Sur cette personne, voir son nom exact, sa photo, et ses contacts préférés (pas son adresse — ouf) et cliquer sur chacun de ses contacts pour en voir le détail également ;
- Sur cette personne, voir à quelle(s) école(s) et association(s) il est inscrit ;
Personnellement, ça me dérange beaucoup que tout un chacun sache dans quelle classe de quelle école se trouvent mes enfants. Ça ne vous dérange pas, vous ? Et si je vous dis qu’en plus, on trouve même le prénom de ses enfants ? Moi, ça me gêne. Surtout qu’il n’y a aucun moyen, dans ses préférences, d’établir la confidentialité de certaines informations.
D’ailleurs, sans compétence particulière et sans violer les CGU, j’ai pu :
- Trouver la page de profil du Directeur Général, voir qu’il était marié et a deux enfants (et qu’il n’est pas inscrit sur le site en tant que parent d’élève, hum hum) ;
- Voir qu’il est membre du Club des Fondateurs de Ma-Residence.fr, et voir les messages postés sur le board de cette association ;
- …et qu’il ne se passe pas grand chose sur ce club :)
Conclusion : pas mal, mais…
En conclusion, ce site me laisse une impression mitigée tant dans sa réalisation que dans son intérêt même.
J’aime bien au départ la réalisation du site, même si je regrette les défauts d’ergonomie et le manque d’ambition dans l’utilisation de vrai outils de proximité (cartographie ou application mobile, par exemple). Et je reste très dubitatif quant à l’intérêt du site lorsque je me connecte pour la première fois (ou après une semaine d’inactivité) : on ne sait pas où aller, on ne sait pas quoi faire. Difficile d’ailleurs de résumer l’intérêt du site autrement que « communique avec ton voisin ».
Passée cette impression de ne pas savoir où aller, le parcours sur le site est globalement agréable.
Je suis très gêné par le manque flagrant de confidentialité.
Sur le concept, je suis dubitatif. Mon exploration et mon expérience personnelle, alors même que je fais partie d’une ville pilote, me laissent sur ma faim. Finalement je retrouve assez peu l’image que je connais de mon quartier. Ce site ne me permet pas de me rapprocher des gens que je fréquente vraiment (ils n’habitent pas dans mon immeuble ni au pied de chez moi), et n’apporte pas de service en plus par rapport aux outils que j’utilise (affichettes dans le hall, courrier dans la boîte à lettre, pages jaunes et google maps).
Enfin, je suis vraiment gêné par le positionnement plutôt opaque de la société, notamment concernant son modèle économique, et sa tentative de positionnement comme un « vrai » service public. L’absence de publicité explicite est par contre un bon point.
Ma-residence ne sera pas vraiment intéressant tant que son audience n’aura pas décuplé (quitte à décliner le site en application Facebook). Tel qu’il se présente, il se résume pour moi à un site de petites annonces. Et c’est vraiment dommage, car le concept est très intéressant.











Quel article détaillé! je suis flatté par cette analyse qui cependant pêche sur certains points. Je me permets de revenir vers toi dans la journée de demain pour corriger les éléments faussés ou pour expliquer certains choix.
En tout cas joli boulot concernant les différentes anlayses web.
Comme promis, voici quelques éclaircissements suite à cet article plutôt complet mais qui doit être complété.
Je vais commencer par le sujet qui apparemment t’a le plus déçu, la Google Map. Nous n’avons pas souhaité la mettre pour deux raisons :
• Ce mashup est très gourmand en ressources, et nous privilégions la fluidité de la navigation
• Ensuite, une google map peut être complètement illisible !! D’autant plus que si deux commerces par exemple sont à la même adresse, les distinguer n’est pas facile sur une carte…
Toutefois, deux des aspects de Google map sont présents sur le site : tout notre système d’adresse est basé sur ce système et quand tu es sur la page d’un commerçant, tu cliques sur « Voir la carte » et la carte s’ouvre avec le trajet de chez toi jusqu’au commerce. Je trouve ça mieux que de naviguer sur une carte remplie de punaises.
Concernant les analyses sur l’ergonomie et la mécanique du site.
Je ne m’attarderai pas sur la question de la charte graphique, on pourrait discuter pendant des heures des goûts et des couleurs… Certains points que tu as relevés sont néanmoins pertinents et nous les prenons en compte.
Nous te prions de nous excuser pour les quelques fautes d’orthographes qui peuvent être présentes sur le site.
Concernant la colonne de droite, elle n’est en aucun cas commerciale. Elle a pour but d’offrir un résumé à l’internaute des dernières promos des commerces, des derniers services mis en ligne par ses voisins ou encore de voir quelles sont les dernières associations inscrites sur le site. Tout cela en un coup d’œil dès la connexion.
Concernant l’absence de contenu sur la page d’accueil dès la première connexion, nous travaillons chaque jour pour améliorer cette page. Par contre certains points de ton analyse sont erronés :
-Tu nous dis qu’il faudrait « rechercher » tes amis / contacts plutôt que de les inviter. Sur un nouveau site, il ya plus de chance qu’ils n’y soient pas, non ? Autant ne pas donner de fausse espérance à l’utilisateur et lui dire directement de les inviter ! Qui plus est, quand tu invites quelqu’un via mail, nous vérifions si cet email est dans notre base. S’il existe, nous le signalons à l’utilisateur.
-Nous travaillons actuellement pour fluidifier et améliorer toute la mécanique réseau social de notre site. Comme Facebook apparaît comme la référence du genre, il ne faut pas oublier que ça fait plus de 4 ans qu’il existe…
- L’accueil des utilisateurs est quant à lui une de nos priorités. C’est d’ailleurs la majeure partie de mon travail sur le site :). Il y a bien un mail de bienvenue qui est envoyé le lendemain de l’inscription lui rappelant les différentes étapes qu’il peut faire pour que la mayonnaise prenne dans son immeuble, son quartier.
Concernant les mails d’alertes, c’est un parti pris que nous avons choisi pour le moment. Là où Facebook choisit de stocker les notifications dans un espace séparer de la boite de réception, nous avons choisi de seulement les envoyer par mail, et ce pour ne pas encombrer l’espace visuel de notre utilisateur. S’il revient sur le site grâce à ce mail, c’est que l’objectif est rempli. S’il doit en plus l’effacer de sa boite de réception, on le gêne.
Au tour des écoles. Je ne sais pas si tu as vu, mais nous venons de signer un accord de partenariat avec la PEEP, une des plus grosses fédérations d’associations de parents d’élèves en France. La volonté d’offrir ce genre d’outil à cette cible est donc présente. En termes de confidentialité, il est vrai que l’espace des écoles est un peu poreux pour le moment. Nous avons eu des retards dans notre planning de développement, mais tout l’espace sera totalement sécurisé et confidentiel à partir de demain (le 28). Il sera à l’image de celui des associations.
Tu reproches justement à cet espace de comporter plusieurs freins, notamment celui de devoir être approuvé pour pouvoir appartenir à une association. C’est à ce prix que nous garantissons la confidentialité des informations (encore plus importante dans le monde des classes d’écoles). « L’association des fondateurs de ma-residence.fr » est parfaitement représentative de ce point de vue. Tu ne vois pas beaucoup d’activité car justement, tout est réservé aux membres. Nous ne communiquons pas encore via ce canal par choix. Mais tu peux avoir pas mal d‘informations ici : http://www.ma-residence.fr/actualites/
Concernant l’aspect de notre cible primaire : les conseils syndicaux
Petite mise au point. Tu dis à un moment qu’il faudrait pouvoir « Rechercher un membre du Conseil syndical ». Un membre du conseil syndical est un propriétaire qui a été élu par ses pairs (les copropriétaires) pour contrôler et guider le syndicat des copropriétaires dans la gestion de l’immeuble. S’il est inscrit sur le site, tu le vois directement dans tes « voisins ».
Dans ton cas, apparemment aucun membre du conseil syndical n’est inscrit à ton adresse et c’est bien pour ça que tu n’as pas accès aux fonctions du menu de gauche. J’avoue que c’est assez frustrant et nous travaillons actuellement à modifier ce menu selon ton utilisation du site. C’est aussi pour cela que tu n’as pas pu voir que ton syndic était inscrit sur le site. (les informations confidentielles de l’immeuble sont affichées si et seulement si un membre de CS est inscrit sur le site et s’il t’a confirmé comme habitant bien ici). Le syndic a accès à un extranet lui permettant de consulter les demandes qui lui sont faites par le conseil syndical et de gérer son parc immobilier.
Comme tu peux le voir, l’aspect confidentiel est une de nos priorités et nous mettons tout en branle pour l’appliquer à tous les niveaux du site. Nous avons mis cet aspect en priorité pour nous mettre en conformité avec le mémorandum de Rome.
Tu affirmes aussi que le moyen le plus simple et l’affichage dans le hall ou de mettre des courriers dans les boites aux lettres. Nous sommes aussi d’accord et c’est bien pour cela que sur le site n’importe quel message de la partie outil conseil syndical peut être exporté en fichier doc.
Il faut savoir que les conseils syndicaux font une mission bénévole et qu’ils passent beaucoup de temps à préparer les réunions du CS et autres Assemblées générales. L’avantage de notre site est bien dans l’aspect centralisation, communication et mise en forme automatique de l’information. Une exemple concret : en une action, un membre de CS peut annoncer une intervention dans l’ascenseur dans 1 semaine aux résidents internautes, d’imprimer une affichette pour la mettre dans le hall, d’historiser l’information ; de faire un suivi de l’intervention en recueillant les commentaires des résidents sur cette intervention et donc juger la qualité du prestataire et finalement d’exporter un fichier doc regroupant tous les commentaires de l’intervention (ou des autres) pour la prochaine réunion du CS.
Concernant l’opacité de nos tarifs, je ne vois pas où est le problème. L’outil pour les CS est gratuit, la vitrine pour les commerces aussi. Le déploiement avec nos syndics et bailleurs partenaires est lui payant mais n’intéressent pas directement l’utilisateur lambda. Pour avoir les tarifs, il suffit de prendre contact avec nos commerciaux.
L’article sur l’interdiction de linking dans les mentions légales, est une erreur de notre part et merci de nous le faire remarquer, ça m’avait complètement échappé ! Sur l’utilisation du logo Marianne, nous avons évidemment reçu l’autorisation de l’utiliser.
Merci et bravo encore une fois pour cette analyse. Si tu souhaites nous rencontrer dans nos bureaux, n’hésite pas ; c’est ça l’internet hyperlocal.
Je souhaiterai avoir les noms des membres du Conseil d’Administration de ma-résidence.fr
je n’arrive pas à les trouver sur le net
merci
Myriam Heilbronn
Vous pouvez les obtenir sur un site comme societe.com.