Cela fait des années que l’on prédit la mort du CD, mais il tient bon, le bougre.
Ainsi, si je regarde autour de moi, outre le fait que beaucoup de mes proches ont toujours un mur tapissé de CDs (et je dois rendre hommage au format plus raisonnable que le vinyle… la crise du logement étant ce qu’elle est, disposer de l’espace de stockage d’une discothèque de 1000 vinyles dans une ville est aujourd’hui devenu un luxe que peu d’entre nous peuvent raisonnablement s’offrir), j’ai vécu ces derniers jours l’expérience troublante d’une connaissance qui, pour faire une sauvegarde de son ordinateur, gravait des CD-ROM.
Non mais vous vous rendez compte ? Des CD-ROM ! Alors qu’une clé USB promotionnelle (si, si, on a tous reçu ce « cadeau » un jour) contient souvent trois fois plus au minimum.
Bref, si le CD ne meurt pas, il agonise. Les rayons disque des FNACs fondent comme neige au soleil, quant aux disquaires indépendants, ils sont plus difficiles à trouver qu’un dealer dans le 16ème.
Mais là il vient de recevoir un nouveau coup sur la cafetière. Apple (pas l’Apple des Beatles), qui n’est pas une société réputée pour être à la traîne des tendances, a décidé de remplacer, sur l’icône de son logiciel d’écoute musicale iTunes, l’emblématique CD par une note de musique. Autrement dit, l’objet Compact-Disc n’est plus l’élément le plus évocateur de la musique.
À la place, une paire de croches finalement assez insipide, mais révélatrice de la dématérialisation en cours. Pour fêter ça et me redonner la pêche, j’ai acheté (légalement, comme toute la musique que j’écoute, désolé d’être un extraterrestre).
On a beau s’appeler Google, avoir des milliers d’idées et des moyens colossaux, ce n’est pas toujours facile d’innover. Wave, le « nouvel outil de communication » de Google, est un échec alors qu’à son lancement les invitations se monnayaient presque ! La fin d’un modèle ? Pas sûr du tout. Quelques raisons expliquent ce relatif échec.
Google a souvent lancé des outils novateurs en bêta, sous forme de « galop d’essai », sans avoir la prétention d’en faire des outils hégémoniques. Parfois ça marche (gmail), parfois le succès est en demi-teinte (Google Docs ?), parfois ça ne marche pas (Wave).
Wave n’était pas trop compliqué à utiliser mais était très compliqué à comprendre. Démonstration : demandez à un chevronné de vous expliquer en une phrase ce qu’est Wave : il peinera (remarquez, j’ai longtemps peiné aussi pour expliquer ce qu’était l’Apple TV !). Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, dit-on…
Wave arrivait sur un marché saturé, entre lecteur de news, outils sociaux intégrés type seesmic… Ce n’est pas la seule raison, mais arriver sur un marché ultra-concurrentiel peut parfois être problématique !
Voilà les raisons qui me sautent aux yeux. Et vous, en voyez-vous d’autres ?
L’iPad sort en France aujourd’hui et c’est une excellente nouvelle. Mais plutôt que d’investir dans l’ardoise magique d’Apple, pourquoi ne pas acheter directement des actions de la firme Apple, qui se porte très bien (puisqu’il double Microsoft dans sa capitalisation boursière) ?
Kyle Conroy s’est chargé pour vous de déterminer quelle serait aujourd’hui la valeur de vos actions si au lieu d’acheter un produit Apple vous aviez acheté à la même date et pour le même montant des actions. Dur dur de frimer avec un ordre de bourse, mais ça fait tout de même réfléchir !
Je l’avais signalé dans le post 5 raisons de se méfier de Google, et d’autres commencent à se méfier aussi ([1]). Voici donc quelques alternatives (gratuites dans la mesure du possible) à l’hégémonie de Google.
L’actualité de Google est chargée (rachats, annonces, et même création d’un nouveau langage !). L’occasion de rappeler à la prudence face au géant. J’avais eu l’occasion de souligner dans un précédent billet la peur que cela pouvait engendrer.
Quel entrepreneur avisé accepterait d’utiliser les outils d’une entreprise, de lui confier ses données stratégiques (mails, documents), d’être passif face à ses innovations, le tout le plus souvent gratuitement et sans réelle garantie de continuité de service ?
Voici donc 5 raisons pour nous rappeler pourquoi malgré l’image positive cultivée par Google il faut savoir rester prudent. Continue reading “5 raisons de se méfier de Google” »
They have money. They have power. They have numerous ramifications. They hold my data, they see what I search, they search what I see. They could even hear what I say. How long before they plunge one of their countless hands in my wallet ? Are they so kind as they say ? What do they want ?
The acquisition of yet another company (AdMob, for that matter) makes me wonder if I can still trust Google. As a digital entrepreneur, is it really a good option to put all of my eggs in the same basket ? Let’s see…
Que signifiait donc ce label « Bêta » apposé… bêtement sur ces sites qui fonctionnent bien mieux que, allez, au hasard, celui de notre bonne vieille SNCF ? Mais d’où venait donc cette bêtattitude ? Certains autour de moi utilisaient il y a quelques années le terme « Bêta » avec ostentation en pensant que c’était là un synonyme de « je vous préviens, si ça vous saute à la gorge ne venez pas m’engueuler« . C’était devenu un terme entre initiés : « je te préviens, c’est en version bêta », et du coup, de fil en aiguille, c’est devenu un incontournable.
Je me souviens m’être étouffé de rire en voyant que l’une des caractéristiques du design web 2.0 était la proéminence de cette appellation Bêta, poussée jusqu’à la prendre en compte dans le design du logo d’un site. Une façon de faire passer au visiteur d’un site le message suivant : « je suis tellement réactif que la superbe appli que vous utilisez là en avant-première exclusive c’est du bêta même que vous êtes tellement hype que vous savez ce que veut dire le terme bêta ». Encore un peu et on pourrait voir fleurir des services en mode « bêta ». La boulangerie bêta, avec le pain cuit dans un prototype de four avec une farine non-homologuée. Le contrat d’assurance-vie bêta, à la sauce Madoff (ah, mince, ça existe déjà).
La lecture de la news de Google ne nous apprend évidemment rien. Ni pourquoi avoir qualifié de bêta un outil bon pour le service. Ni pourquoi avoir enlevé le terme « bêta » un matin de juillet, sans n’avoir rien modifié d’autre aux applications en question. Sans doute la fin d’une époque chez Google, peut-être une volonté de gagner en respectabilité.
Alors, et vous ? Vous ne trouvez pas que vous avez l’air bêta, du coup ?