Twitter lance les tweets promotionnels (pour devenir rentable)

Twitter a annoncé aujourd’hui un service de tweets promotionnels à destination des entreprises. Concrètement, cela signifie qu’une entreprise pourra acheter des mots-clés. En contrepartie, ses tweets apparaitront sur les pages des utilisateurs qui saisissent ces mots-clés — sur le même modèle que les annonces de Google. Est-ce une révolution ?

Continue reading “Twitter lance les tweets promotionnels (pour devenir rentable)” »

Google Apps menace-t-il Microsoft Office ?

2010-microsoft-operating-profitCe matin, sur le blog de Didier Durand sur ZDNet, je lis « En s’attaquant frontalement à Office, Google « coupe les ailes » de Microsoft« .

On y lit que Google, avec sa « suite bureautique » sur Google Apps, représente une concurrence frontale à Microsoft qui risque de lui assécher sa « pompe à profits » qu’est Office. Et Google s’attaque ainsi directement à la rentabilité de Microsoft.

Cette analyse me laisse très dubitatif.

Continue reading “Google Apps menace-t-il Microsoft Office ?” »

Sur internet, on ne travaille pas

arton6911Remarqué sur le blog d’Emilie Ogez : « Sur Internet, on ne travaille pas » : une déclaration signée Christophe Barbier, commentateur politique sur LCI (attention, insupportable publicité avant le clip).

Dans son commentaire politique du 6 avril, Christophe Barbier revient sur la polémique au sujet des rumeurs concernant le couple présidentiel. Et, dans une justification des erreurs de Pierre Charon, le conseiller en communication de l’Élysée, il indique qu’en substance Internet est un vaste fourre-tout sans vérification possible des sources, ni réel et sérieux travail éditorial.

Transcription du passage intéressant de sa chronique :

Les virus de rumeur peuvent passer du net au grand média.[...]

L’internet c’est un média au sens technologique, au sens outil du terme, c’est pas un organe de presse. Accuser les médias à cause du buzz, c’est commettre une erreur. Mais c’est vrai que les médias ont souvent le tort de reprendre internet sans faire leur travail journalistique, c’est à dire vérifier, recouper, demander des compléments d’information, demander des réactions.

Il y a une vraie différence entre internet et le média, ça s’appelle le travail, tout simplement. Sur internet, on ne travaille pas, quand on est sur un vrai média, on travaille.

Je voudrais juste signaler quelques points importants.

D’une part, internet n’est pas un média mais plutôt des médias. La pluralité des sources, des opinions, des commentaires, des sites, des personnalités, des pays, des cultures est telle qu’il est difficile et assez honteux de voir internet comme un grand sac fourre-tout. Internet, ce n’est pas que les rumeurs dégradantes, la pédophilie en ligne, les jeux d’argent sans surveillance et le tout-à-l’égoût de la démocratie. C’est aussi ça, ça, ça et même ça !! Peut-on décemment faire un amalgame entre tout cela ? Pas sûr. La presse papier, ce n’est pas que Minute et Public.

Ensuite, c’est un fait, la presse se fait écho de la presse, qu’elle soit écrite, télévisuelle ou, maintenant, numérique. Ce matin, France Inter se faisait l’écho de plusieurs articles de Rue89, un « pure player », pour lequel je pense que ses journalistes produisent un réel travail.

Enfin, ce n’est pas Internet qui a été à l’origine de la rumeur, c’est un site Internet particulier (hébergé sous la bannière du Nouvel Obs), alimenté par un individu, qui a été tracé et démissionné. Où est donc, au passage, l’anonymat que l’on brocarde tant sur Internet, où il est si facile de se faire passer pour Zorro ?

Allons, pas de mauvaise foi, Christophe Barbier ne faisait pas allusion à tout internet mais à une partie seulement de la production d’information, à cette partie qui le dérange. Qui, il est vrai, se devrait d’être recoupée, vérifiée, complétée par des journalistes. C’est d’ailleurs exactement ce que je me dis en me plongeant la tête dans les mains lorsque je vois un micro-trottoir dans un journal télévisé sur un sujet quelconque : une opinion, prise au hasard, sans cohérence, sans fond, sans intérêt. Et pourtant, les journaux télévisés en sont plein.

Mais ne faites-vous pas là, Monsieur Barbier, preuve d’un manque de sérieux en entretenant l’amalgame Internet = mauvais média, alors même que d’excellents journalistes, blogueurs, commentateurs, anonymes et pure-players y font un excellent travail ?

Microsoft lancerait un Twitter pour Office ?

(depuis NumeriCube)
Microsoft étudie une plate-forme de micro-blogging (Twitter-like) interne à l’entreprise. Le service, baptisé OfficeTalk, est annoncé dans un message paru au mois de mars 2010 sur le site d’Office Labs (le laboratoire d’idées de Microsoft Office).

Continue reading “Microsoft lancerait un Twitter pour Office ?” »

Échos des réseaux sociaux — 10 février 2010

Le sens de TEDx (#tedxparis)

La semaine dernière avait lieu une conference TEDx à Paris. TED (pour Technology Entertainment Design) est une conférence annuelle rassemblant des intervenants prestigieux autour du sobre thème de « changer le monde ». Les sujets abordés sont variés mais il y a toujours une grande volonté d’ouverture. TEDx en est une déclinaison « officieuse », et celle-ci avait lieu à Paris à l’initiative de l’association présidée par Michel Lévy-Provençal (@mikiane).

Parmi les intervenants, Soro Solo, Christine Ockrent, bien d’autres personnes talentueuses, et Cyril de Lasteyrie (@vinvin) qui concluait la séance. Son show, drôle et émouvant, est disponible en ligne ici, et il fut largement salué par la communauté Twitter francophone.

UPDATE : À lire, le compte-rendu à froid de @vinvin sur son blog (et l’explication naturelle à son « cri » de soulagement à le fin de son talk).

Huis-clos sur le Net (#HuisClosSurLeNet / #huisclosnet)

J’ai l’occasion de revenir dessus dans un autre billet, mais le huis-clos sur le Net est une expérience menée par cinq journalistes des radios publiques francophones consistant à s’isoler du « monde réel » pendant une semaine, avec Internet pour seul accès à l’information.

Les heureux enfermés etaient notamment David Abiker (@davidabiker), Nour-Eddine Zidane, Nicolas Willems.

Autant dire une expérience révélatrice de la capacité des réseaux sociaux à véhiculer l’information et surtout à la hiérarchiser.

Pour connaitre la suite, lisez le bilan de l’expérience « huis-clos du Net » (article à venir tout bientôt…)

Google fait le Buzz (#googlebuzz)

Après avoir lancé (en petite pompe mais avec un gros retentissement) Wave ; intrigué des millions d’Internautes à qui Google promettait une nouvelle façon de communiquer ; provoqué un intense marché de la cession d’invitations (grâce soit rendue à @w_a_s_t_e !), Google décide de repenser le réseau social au sein de sa célèbre messagerie gmail.

Le résultat ? Mitigé d’après les commentaires qui en ressortent, et grande perplexité : abandon de Wave ? Réel intérêt ? Twitter-killer ?

En attendant d’avoir accès à la nouveauté dans Gmail, lisez la réaction à chaud à propos de Google Buzz.

Arte se paye Internet (#arte #imposteurs)

Mardi 9 février au soir, Arte diffusait un reportage intitulé « Les effroyables imposteurs » sur l’utilisation d’Internet comme source d’information, ou plutôt de désinformation.

Ce reportage se résumant à un véritable témoignage à charge contre Internet, les réactions sur Twitter n’ont pas manqué de tancer le reportage, truffé d’interventions de journalistes peu réputés pour la confiance et le crédit qu’ils accordent aux nouveaux médias.

Un reportage biaisé et partial, ce qui est pourtant rare sur la chaîne culturelle !

À mercredi prochain pour la revue de presse 2.0…

Avec Buzz, Google vise à détrôner Twitter

Vidéo de présentation de Google Wave

Vidéo de présentation de Google Wave

Google vient d’annoncer Buzz, un service de « status update » intégré à sa messagerie GMail. Une pierre dans le jardin de Twitter, directement concurrencé par l’initiative de Google.

Petit aperçu des fonctionnalités proposées par Buzz :

  • Réseau de type « follow » (comme Twitter, donc, pas besoin d’un agrément entre deux utilisateurs pour qu’ils partagent leurs infos) ;
  • Intégration complète dans l’interface de GMail ;
  • Intégration des données de GMail : vous pouvez facilement suivre les gens à qui vous écrivez souvent, par exemple ;
  • Intégration à Twitter et Flickr : vos status updates sont partagés sur ces deux autres réseaux sociaux ;
  • Géolocalisation
  • Ajout de liens et de vidéos (par YouTube, autre service appartenant à Google) ;
  • Intégration à terme dans l’offre de portail entreprise de Google ;

Il semble donc qu’après l’échec probable du rachat de Twitter à l’été 2009 (les rumeurs avaient été bon train à ce sujet), Google ait décidé de le détrôner, tout simplement. Il est intéressant de noter que Facebook est moins concerné que Twitter par cette offensive, et ce pour plusieurs raisons :

  • La méthode d’appariement entre deux utilisateurs (« suiveur » et pas « ami ») ressemble plus à Twitter qu’à Facebook ;
  • La richesse des applications de Facebook ne semble pas intéresser Google ;
  • Le positionnement de GMail est moins « grand public » que celui de Facebook ;
  • Par contre, le positionnement business de Google est nettement plus affirmé que celui de Facebook ; Twitter est également souvent vu comme un réseau social plus orienté business que Facebook ;

Intéressant aussi de noter que Google Wave, souvent vu comme révolutionnaire (ou pas) semble être complètement à côté de la plaque à cet égard. Je ne suis pas certain que les statistiques d’utilisation de Wave, passé la curiosité, soient très encourageantes pour Google. Soit le produit est mal ciblé (ce que je crois), soit il est trop novateur et arrive trop sur le marché.

Qu’en penser ?

C’est certainement un gros coup de pied dans la fourmilière sagement entretenue par Twitter. Un risque. En même temps, Twitter ne risque pas de perdre énormément de chiffre d’affaires, dans la mesure où il n’en génère pas.

Pas certain cependant que cela accroche les utilisateurs d’autres messageries de GMail (l’intégration à GMail semble trop étroite pour laisser la porte ouverte à une utilisation en dehors de la célèbre messagerie de Google — mais cela changera peut-être avec le temps).

Ce n’est pas non-plus un tremblement de terre au niveau de l’audience à court terme de Twitter. Google ne compte d’ailleurs pas se priver de l’audience de plus de 12 millions de membres.

Reste le coup d’éclat, et l’épée de Damoclès qui pèse maintenant sur la petite société californienne (150 salariés). Car si Google a prévu un couplage relativement étroit avec Twitter, le préservant ainsi, rien ne dit qu’à terme il ne rompra pas le cordon ombilical. Et si entre temps Google Buzz a drainé un maximum d’utilisateur vers son service, le choc sera rude pour Twitter !

En attendant, l’observation est de mise. Google mise beaucoup sur l’innovation, sur des services simples d’usage mais dotés de « killer features ». Et surtout, Google est une entreprise de contenus, pas de technologie. Avec Buzz, Google devient donc le berger d’une masse inestimable de futurs (micro-)contenus. Et donc d’une mine d’or pour la publicité ciblée — qui est justement le cœur de métier de Google.

Ouverture prévue à 1% des utilisateurs de GMail à partir de mardi. J’ai hâte de lire les premiers rapports d’utilisation. Hâte aussi, dans les six mois qui viennent, d’en tirer le bilan.

UPDATE  : Voici la vidéo de présentation de Google Buzz ; Et l’API officielle (riche et encourageante !)

UPDATE : Trois réactions intéressantes à la sortie de Google Buzz :

Je reste persuadé que la croissance de Facebook est en grande partie due à son côté « ludique ». D’ailleurs, quand on regarde le succès des applications Facebook auprès du grand public, on trouve plus des choses du style « kiwi cool » que des outils de productivité (à moins que ?). Une dimension humaine qui semble pour l’heure échapper à Google.

D’où mon avis que Google cherche plutôt à donner un aspect plutôt professionnel à ce service. À suivre…

Radioscopie d’un média pure-player : Rue89

Rue89Le site Rue89 est un « pure-player » news : il s’agit d’un média dont le seul support est Internet. Contrairement à liberation.fr, par exemple, qui dispose d’une édition papier (je serais curieux de relire cette phrase dans 25 ans !).

Le site consacre un article au profiling de ses lecteurs (donc des visiteurs du site) sur l’année 2009. Et on apprend beaucoup de choses sur le profil moyen d’un visiteur de site de news pure-player.

On apprend ainsi :

  • Qu’un tiers du trafic environ se fait en accès direct (c’est finalement assez « peu », même si dans l’absolu cela représente un grand nombre de visites) ;
  • L’explosion des visites depuis Google Actu ; les algorithmes de Google étant opaques en la matière (et non, ce n’est pas un reproche), on peut supposer que Rue89 a été « upgradé » à un moment du troisième trimestre ;
  • L’augmentation constante des visites en provenances de sites de réseaux sociaux (Twitter et Facebook) ;

Dernière remarque, l’arrivée de Rue89 sur Twitter s’est accompagné d’un vrai travail éditorial sur ce média. Le résultat de cette démarche n’apparait pas clairement dans les statistiques, mais je suis persuadé que cela a joué dans la progression de Twitter. L’engagement paye !

Forum Entreprise 2.0

Capture d’écran 2010-02-04 à 12.57.26Le Forum Entreprise 2.0 aura lieu en France les 17 et 18 mars prochains (vu sur le blog d’Anthony Poncier).

Au programme : des conférences sur les grandes tendances de l’Entreprise 2.0, des études de cas (Danone, Dassault, Alcatel-Lucent, …), et un atelier de formation (au programme encore plus que vague, me semble-t-il).

Le prix : 790 € pour la conférence, 290 € pour l’atelier.

Je suis surpris du lieu (Méridien Montparnasse) et je me demande si l’événement va avoir à un grand succès. Mais le programme des conférences a l’air plutôt tentant !

Popularité des navigateurs en 2009

NavigateursVoici un graphique issu des statistiques de w3school, et qui illustre bien la tendance actuelle en matière d’usage de navigateurs (même si IE est sous-représenté et FF sur-représenté).

  • Une prédominance d’IE et Firefox ;
  • Une croissance régulière de Chrome ;
  • Une part de marché tout à fait négligeable pour les autres navigateurs ;

Au delà de la tendance générale (progression de Chrome, équilibre IE/FF), il est intéressant de noter que l’usage des navigateurs dépend beaucoup de la cible du site.

La communauté Open-Source commence à se méfier de Google

Le Directeur de la Communauté de Développement de Mozilla, Asa Dotzler, conseille aux utilisateurs de Firefox d’utiliser Bing plutôt que Google comme moteur de recherche par défaut.

Voilà qui est symptomatique du malaise croissant entre Google et les différentes communautés Open-Source.

Le débat porte sur le peu de cas fait par Eric Shmidt du respect de la vie privée des internautes.

Rappelons néanmoins que Google a sorti un navigateur, Chrome, concurrent du navigateur Open-Source Firefox. Et que Google contribue à hauteur de 80% aux revenus de la Mozilla Foundation (qui est en charge notamment du développement de Firefox). Quelle étrange stratégie !

Encore une fois, je ne donne pas cher de la peau de Firefox lorsque Chrome aura atteint sa vitesse de croisière. Et voir le navigateur financé par une société supplanté par celui créé par la même société (vous me suivez ?) n’est pas du tout de bonne augure pour la fondation Mozilla !

Search engine optimization by SEO Design Solutions